lundi 23 février 2009

Mariage de Satadru

Tout avait commence quelques mois plus tot, quand lors d'un repas avec mon collegue de 26 ans, Satadru. Quand la discussion, inevitablement, a tourne autour des filles, il avouait qu'il n'avait pas de copine et que ses parents mettaient la pression, voire lui trouveraient eux-meme une femme...

Un mois plus tard, il m'invitait dans sa ville d'origine, Siliguri, dans le nord du Bengale, a deux heures du Nepal et a trois du Bouthan. Ses parents avaient bien travaille... La fille, il la connaissait, ils avaient ete en classe ensemble, et ils etaient des "hi & bye friends", pas plus. Elle allait pourtant devenir la femme de sa vie...

Le mariage a dure cinq jours, cinq jours de rituels et ceremonies, ou a chaque fois le marie ou sa dame recoit ou donne a manger des mains de sa mere de ses tantes ou de son pere, donne a sa mariee, qui donne a sa soeur, qui recoit en retour. Le tout a chaque fois de la main de l'un directement a la bouche de l'autre. Que ma mere me pardonne, j'ai aussi eu droit a la becquee donnee par la mere de Satadru, grand honneur dont je me serais bien passe.

Dans l'ordre donc, Satadru celibataire quitte la maison (trois rituels), prend la voiture (on le nourrit), arrive avec sa famille et amis dans la maison de la mariee (1 rituel) ou tout le monde est nourri. S'en suit une longue ceremonie ou un jeune pretre recite des mantras que personne ne comprend.

Le lendemain, le depart de la maison de la mariee qui ira s'etablir dans la maison de l'homme. Dans la famille indienne, c'est un moment d'une grande tristess, et il n'est pas choquant de voir la mariee pleurer tout au long du mariage, et de voir sa famille en larmes...

L arrivee a la maison de Satadru se fait en cortege, de nuit, avec un orchestre et des porteurs de lampions, en passant par deux temples qui ont chacun leur divinite propre aux vertus bien connues pour le mariage.

Inutile de dire qu a l'arivee, la mariee recoit a manger, puis le jour suivant donne a tout le monde, apres deux rituels et trois ceremonies.


mardi 23 décembre 2008

Goa, ses hippies, ses raves et touristes.. et son charme colonial


Pour tout hippie qui se respecte, Goa represente le paradis des annees d or de la vague esoterique-beatnik. Pour tout fan de techno, Goa represente d enormes raves party sur la plage et surtout un style de musique propre: la Goa. Pour tout touriste un peu russe avec un gros bide, Goa est le coin favori en Inde pour passer des vacances pas cheres au soleil, tout en gardant le confort du tourisme de masse.

C est dire que j apprhendais un peu ces vacances, vacances un peu bizarres vu que je me retrouve seul pour une semaine de plage, avec pour tout compagnon un ou deux bouquins et mon guide d hindi. Je me demandais surtout ou j allais atterrir, et quel face de Gosa je verrais. FInalement, c est un autre cote de Goa que je decouvre: cet etat de l Inde etait jusqu en 1961 colonie portuguaise, et en a garde de nombreuses traces. Deja la religion: la majorite est catholique et l on trouve partout des eglises baroques, le vieux Paniji (la capitale) est magnifique, pleine de rues pietonnes et de maisons avec des arcades en bois.

On se croirait au Sud de l Europe, ou plutot au Bresil vu la couleur de peau des gens, ces indiens qui s appellent Jose, Luis ou Roberto Rodrigues, da Souza. Des qu on quitte la campagne ou les femmes ont encore leurs saris colores, les cheveux souvent ornes d une magnifique fleur, on retrouve les habits plus proches de chez nous, la longue robe-tablier et la coupe au carre.

C est donc dans cette belle ville que je me repose, mange du poisson et me vautre a la plage, jusqu au soir et son coucher de soleil chaque jour impressionant.

samedi 20 décembre 2008

Amrtya Sen en live


Mercredi dernier, je me suis retrouvé à un cycle de conférences organisé par un sombre institut-think tank pour l'innovation ou pour les nouvelles idées, ("encouraging individuals to reflect on the ideals and ideas that define a good society").

A part les bons repas servis dans les 5 étoiles (enfin je me suis permis une salade, des légumes crus, des fruits) la conférence fourre-tout était intéressante pour l'invité de la session inaugurale: Amartya Sen, qui a reçu la sorte de prix Nobel en économie, et gagné un certain respect.

Le plus intéressant était en fait le fonctionnement de la conférence plus que son thème (il n'y en avait pas): après trois questions posées par l'organisteur et deux invités, le public avait l'occasion de questionner directement Amartya Sen, sur quelque sujet que ce soit. Et le public s'est aussitôt déchaîné, qui posant une direction sur les attentas de Bombay, qui sur les importations chinoises bon marché, un dernier attaquant Sen et l'assemblée sur tel sujet.

Le tout était un bel exemple de l'habitude des débats et des discours des indiens, qui se targuent d'être la plus grande démocratie au monde. J'avais été frappé, en rencontrant des étudiants, de voir leur engagement dans les organisation universitaires, et la profusion de ces associations, l'un des gars rencontrés ayant créé son propre parti du bonheur.

samedi 13 décembre 2008

Rafting sur le Gange

Ca date un peu: il y a plus de 3 semaines... Mais je suis parti avec le groupe de francais qui etudient pour un semestre a JNU, l universite juste a cote de mon institut.







C est ainsi qu on s est retrouves sur un bateau de rafting, sur le Gange. Le decor etait beau: un fleuve encore propre, qui creuse son lit entre des montagnes boisees, l eau deja bien froide, il n est que novembre c est vrai, mais en Suisse il neige deja...




vendredi 14 novembre 2008

Dharamsala





Avec deux petites semaines de retard, le récit de Dharamsala.

J'étais parti en fait rejoindre Marc et Estelle, deux amis suisses amateurs de montagne et de parapente. Ils étaient juste à côté de Dharamsala, petit village de l'Himachal Pradesh, où le Dalai lama a trouvé refuge dans son exil du tibet en 1960. Parti le soir de Delhi, j'arrive à l'aube après une nuit dans le bus, où je faisais mon possible pour dormir entre deux coups de klaxon, sport national indien.

Le village est perché dans la montagne, plutôt petit, et correspond tout à fait à ce qu'on peut s'imaginer du Tiber, militaires chinois en moins. Mais, à part le fait que le Dalai Lama réside là, l'endroit représente pas un grand intérêt: il y a bien un temple, les joutes oratoires des moines et un joli sentier parsemé de drapeaux de prières, mais il y a surtout deux rues principales bondées de touristes et d'échoppes à touristes, et pas grand chose d'autre pour finir.

L'après-midi même je prends le bus pour Bhir, où sont Marc et Estelle, 50 km plus loin... et donc quatre heures plus tard (Marc en a mis 2 en parapente...). Le village est en fait bien plus intéressant que Dharmsala, avec ses quatres beaux temples qu'il est possible de visiter, on peut même assister à une cérémonie religieuse.


Le lundi, je fais mon premier vol (en tandem) en parapente! Au moment de décoller, je me rappelle soudainement que j'ai toujours fui le Luna Parc, trop tard, je suis solidement attaché, le vent gonfle la voile et nous soulève. C'est vrai que lorsque il faut faire les virages serrés dans les thermiques, je préférais être au sol cloué sous la gravitation mais quand on se promène simplement, l'impression être géniale, et la vue sur les premières cimes de l'Himalaya majestueuse!










Une dernière petite image: pourquoi en Inde, une bonne partie de la population est végétarienne:

vendredi 31 octobre 2008

Le maître de la photocopieuse

Parmi la centaine d'employés du NIPFP, au moins la moitié doit faire partie de l'administration. Il faut dire qu'en Inde les salaires peuvent être très bas et qu'engager une gouvernante peut revenir à 50 CFH par mois.

Vu ces bas salaires, on engage des gens pour toutes les tâches: la personne chargée de l'économat, qui attend sagement que quelqu'un vienne demander un bloc de feuille. Il sort alors son registre (le seul objet de son bureau),note précautionneusement le nom de la personne, l'objet pris, la date, et demande une signature. Le reste du temps, soit 7h par jour, il regarde par la fenêtre.. ou son registre, pour vérifier s'il est en ordre.

Pour la photocopieuse aussi, il y a l'opérateur, grand spécialiste de la machine, chargé des copies et des formulaires (demande de photocopie, motif, date, nombre signature). Le problème en engageant des spécialistes comme ça, c'est que le jour où il est absent, photocopier devient simplement impossible, l'idée de faire soi-même les copies étant simplement inimaginable et bien trop compliquée...

mardi 28 octobre 2008

Jaipur, aux portes du désert

Un week-end à Jaipur, capitale du Rajasthan, l'état désertique de l'est de l'Inde. La ville est plutôt récente, construite en 1726 au pied d'un imposant fort, l'Amber Fort.

En fait, c'est mon premier week-end de réel tourisme, où je sors de Delhi et découvre toutes les attractions touristiques (même si je renonce -provisoirement- au tour à dos d'éléphant). Et le trajet en valait vraiment la peine, je me suis senti vraiment plongé dans le monde indien.


J'avais comme projet d'y aller une fois et suis tombé sur une bonne occasion: le NIPFP organisait un séminaire pour les cadres des ministères des finances locaux. J'ai fait la connaissance de trois participants, deux vivaient à Jaipur et le troisième allait visiter Jaipur. Grâce à ça, j'étais plutôt bien entouré, les locaux nous ont aidé à sortir sans encombre de la gare bondée où commerçants et chauffeurs se précipitent sur les touristes pour leur proposer leur bons offices et amis ou cousins qui ont un hotel bon marché...


Je passe le samedi avec l'indien venu pour faire du tourisme, et nous visitons l'observatoire astronomique qui permet entre autre de savoir l'heure, le mois et l'année, de déterminer les ascendants et descendants, les degrés des rayons du soleil, son azimut, le nombre d'heure de soleil de la journée et plein d'autres choses encore que j'apprends (ou réapprends) grâce à un guide très bien renseigné. Après s'enchaine la visite du palais du Maharadjah, puis celle du fort Amber, majestueux, qui domine toute la région qui semble être alors plus qu'un désert.








Le soir, un des locaux m'emmène voir un spectacle de danses indiennes à l'occasion de Diwali, le Noël des Indous. Entre la danse de Krishna avec des magnifiques costumes de plumes de paon, les exercices d'équilibre des indiens de l'extrême ouest et les danses tribales qui semblent venir droit d'Afrique, le tout est fascinant, d'autant plus que pour la seule fois du WE je suis le seul touriste!

Je passe le dimanche seul, visite deux autres forts perchés sur les hauteurs et aperçois de loin le Jal Mahal, palais des eaux.